Ca y est, le jour J est arrivé. Nous sommes le 23 juillet, il est 16 heures et on aperçoit au loin les chapiteaux du Monégros Festival, au milieu du désert. On arrive sur le parking bien guidé par la police et les organisateurs.
On installe le campement et on s’immerge direct dans l’ambiance qui règne autour de nous. Tout le monde boit l’apéro, écoute de la musique, vadrouille à droite, à gauche ; le coté festif de cet événement est au rendez vous comme chaque année.
Aprés avoir tardé un peu à l’apéro, nous décidons de rentrer, il est 21 heures. Les queues sont fluides, pas vraiment d’attente pour retirer son billet, pour passer la fouille, ni pour acheter les monegrinos (monnaie du festival), on voit l’expérience des années.
On se dirige pour voir la nouvelle scène « ROW 14 » où se produit Joseph Capriati. La scène est magnifique avec pont au dessus du public, et le DJ fait un set très entrainant mais on décide d’aller tout de même voir Busta Ryhmes (annulé l’année précédente) dans le chapiteau SAN MIGUEL. Le public, très impatient de son arrivée sur scène, chauffe la salle. Le show commence : les gens mettent le feu au chapiteau mais je reste tout de même perplexe, au bout de 30 minutes, très déçu de la prestation. On décide de retourner voir Joseph Capriati qui a livré une prestation au dessus de ce que j’aurai pu imaginer ; un très bon moment passé malgré ma réticence pour la minimal-techno.
Le temps de boire un coup, on se dirige vers le chapiteau pour voir Foreign Beggars qui remplace Caspa (Annulé pour la deuxième année consécutive). Pour ma part, un vrai régal comparé à busta même si on n’y est pas resté longtemps, afin visiter un peu le festival et voir toutes les scènes.
Il est 1 heure, Vitalic V Mirror va commencer, et je suis impatient de voir à quoi cela ressemble. Musicalement, je n’ai pas trouvé ca très dancefloor mais ca reste quand même un belle performance ; quant au « V Mirror » ( il joue devant 2 panneaux à leds qui se reflètent) la scène était sans doute trop grande, je n’y ai pas vu un grand intérêt !
On décide alors d’aller au chapiteau Eristoff où se produit Pet Duo. Un couple de Dj complètement barjot, au RDV comme chaque année et qui régale les puristes du genre.
Voilà, il est 2 heures et c’est l’heure pour moi d’aller déguster un petit Set de Technasia sur le Floor Red bull Music Academy, qui se trouve dans une bergerie. Le lieu est vraiment atypique, mais surtout convivial. Mr Charles Sieling distille une techno (un peu housy), bien à lui. Les gens se régalent de sa prestation et moi aussi ; 2 heures de set que je n’ai pas vues passer.
Les jambes se font un peu lourdes, et on décide de se diriger vers la voiture pour se reposer ( sortie autorisée à partir de 4 heures). On écoute Ritchie Hawtin de la voiture autour d un verre, et je trouve qu’il na pas livré une prestation à son meilleur niveau même si c’était loin d être nul.
Au bout d’une paire d’heures de repos, il est temps de re-rentrer dans le festival pour aller voir l’artiste pour lequel je suis venu, Ben Sims présentant KILLA PRODUCTION avec l’australien Paul Mac.
Le soleil se lève et l’ambiance est de plus en plus chaude sur le main floor. Les messieurs rentrent en scène et de suite ca rigole pas. Direct gros son hardgroove, les espagnols friants du genre s’en réjouissent et le public donne une ovation dès le début. Autant dire que j ai passé 2 heures de pur bonheur. Un set propre, groovy, festif sur fond de remixs en tout genre que seul Ben Sims détient.
Steeve aoki rentre en scène (sur le main floor). Je suis très impatient de voir ce que cela donne, vu l’heure à laquelle il joue ( plutôt techno les années précédentes). Ca commence électro dirty, pourquoi pas ! Sur fond de remix de rock-métal, ca me plait moins. Au bout de 15 minutes, il prend le micro, se dirige devant les platines et commence à chanter du métal !! Pas du tout mon genre, le floor s’est bien vidé malgré une minorité du public (massé devant la scène) très content de la prestation.
On décide alors de faire un tour en attendant le Finish de Carl Cox.
On assiste à la fin de Paco Osuna sur le floor row14 qui n’a pas désempli depuis la nuit. Très bonne house, les gens sont survoltés ; je suis, quant à moi, agréablement surpris. On se dirige en suite dans le red bull music academy, ne sachant pas quoi aller voir. Plus grand monde dans la bergerie mais gros son. On assiste à la fin de Fran The Breakstorm & Mc Prince & Mc R-vee et Dj Domi. Un très bon moment Dubstep, à retenir.
Il est 11 heures, ca sent la fin, Carl Cox commence sur le main floor, c’est la dernière scène ouverte. Fidèle à lui-même, il distille une techno assez dark, mais qui tape bien. Il régale tout le monde pour ce finish efficace ( mais pas assez festif à mon gout pour l’évènement). Après 21 heures de festival, Il est 13 heures, la musique s’arrête, les gens en redemandent et Carl Cox leur en redonne un dernier coup. Après une ovation très méritée pour les artistes et les organisateurs, le lieu se vide, et on se dit que c’est fini (dur lol). La chaleur est au rendez vous, on ne s’éternise pas, on file à la piscine municipale de Fraga pour se rafraichir avant le retour.
En résumé très bonne soirée, lieu atypique, très bonne programmation dans tous les genres musicaux, très belles scènes. A faire….
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